Huit jours après les attentats de Paris : Bruxelles en alerte maximale

Huit jours après les attentats de Paris

Bruxelles en alerte maximale

L’alerte terroriste a été relevée samedi  21 Novembre 2015 au niveau maxi mal dans la région de Bruxelles, où toutes les stations de métro ont été fermées, pendant que la traque d’un suspect se poursuit huit jours après les attentats de Paris. Face à une menace «imminente », la Belgique a relevé dans la nuit son niveau d’alerte terroriste au maximum,

le niveau 4, pour la région bruxelloise, l’aéroport de Bruxelles et la commune flamande de Vilvorde, d’où sont issus plusieurs jeunes qui se sont radicalisés. Cette décision a été prise en raison d’un «risque d’attentat par des individus avec armes et explosifs à plusieurs endroits de la capitale», a précisé le Premier ministre Charles Michel. Principale mesure prise: la fermeture de toutes les stations de métro. Une décision rare qui a des retombées sur la circulation des trams, mais pas sur les bus qui eux circulent normalement. Les autorités ont également recommandé l’interdiction des grands rassemblements et évènements dans la capitale belge, où un important dispositif policier était déployé.

Un concert de Johnny Hallyday a ainsi été annulé samedi soir. Vendredi, un suspect arrêté en Belgique a été inculpé pour terrorisme en lien avec les attentats jihadistes qui ont fait 130 morts à Paris le 13 novembre. Ce suspect, dont l’identité n’a pas été rendue publique, est le troisième à être inculpé en Belgique en lien avec les attentats de Paris. La Turquie a annoncé samedi l’arrestation d’un homme belge, d’origine marocaine, souçonné d’avoir participé à des opérations de reconnaissance pour choisir les sites des attentats à Paris. Il a été repéré près de la station balnéaire d’Antalya, en compagnie de deux Syriens qui devaient l’aider à franchir la frontière avec la Syrie.

 

«ET VOUS, ÇA VA?»

 

Parallèlement, la traque d’un suspect évaporé dans la nature, se poursuit en France et Belgique. Salah Abdeslam, un Français vivant en

Belgique, est soupçonnée d’avoir convoyé les kamikazes qui se sont fait exploser aux bords du Stade de France le 13 novembre. Il est le frère de Brahim Abdeslam, qui s’est fait exploser dans un restaurant. A Paris, les effets des attentats continuent à se faire ressentir. «C’est un peu les montagnes russes», résumait vendredi soir Ousmane Diarra, 32 ans, attablé à Paris avec une amie à la terrasse d’un café. Une semaine plus tôt, il avait passé la soirée terré dans un bar parisien, rideau de fer tiré. «Et vous, ca va?», titre samedi en Une le quotidien Libération. Au cours du week-end, en France mais aussi en Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et Espagne, les matchs de football entourés d’une sécurité renforcée devraient être précédés par l’hymne national français. L’état d’urgence avait été décrété dans tout le pays au soir des attentats et il est prévu qu’il soit maintenu jusqu’à fin février. Un état d’urgence a également décrété pour dix jours au Mali après l’attentat vendredi à Bamako visant un hôtel prisé par la communauté internationale qui a fait au moins 21 morts, revendiqué par le groupe Al-Mourabitoune, du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, ennemi public numéro un pour les Français.

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