Patrimoine culturel palestinien L’Unesco maintient sa position et considère Israël comme «puissance occupante»

Patrimoine culturel palestinien

L’Unesco maintient sa position et considère Israël comme «puissance occupante»

L’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco) a réitéré vendredi sa position sur le patrimoine culturel palestinien d’Al-Qods, malgré les vives réactions de l’occupant israélien qu’elle considère comme la «puissance occupante» de la Palestine. Dans une déclaration rendu publique vendredi après-midi, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a réitéré que la vielle ville d’Al-Qods est la ville «sacrée» des trois religions monothéistes, ne reconnaissant ainsi aucune territorialité israélienne sur cette ville. «C’est au titre de cette diversité et de cette coexistence religieuse et culturelle que la ville a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco», a-t-elle expliqué. Jeudi, un projet de texte soumis par sept pays arabes, dont l’Algérie, visant la sauvegarde du patrimoine culturel de la Palestine et du caractère distinctif d’Al-Qods-Est, a été approuvé et sera proposé au vote formel en plénière mardi prochain. Le document a été adopté en commission avec 24 voix pour, six contre (dont les Etats-Unis) et 28 abstentions (dont la France). Pour la DG de l’Unesco, le patrimoine d’Al-Qods est «indivisible» et «nier, occulter ou vouloir effacer l’une ou l’autre des traditions (à) revient à mettre en péril l’intégrité du site, contre les raisons qui justifièrent son inscription sur la Liste du patrimoine mondial». Le projet, présenté par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, a réaffirmé que les deux sites palestiniens d’Al-Haram al-Ibrahimi à Al-Khalil et la mosquée Bilal Bin Rabah «font partie intégrante de la Palestine ». L’Unesco a «vivement» déploré le fait qu’Israël, la «puissance occupante », n’ait pas cessé les fouilles et travaux menés constamment dans Al-Qods-Est, en particulier à l’intérieur et aux alentours de la Vieille Ville, lui demandant «de nouveau d’interdire tous les travaux». Elle a réaffirmé que la Rampe des Maghrébins «fait partie intégrante» de la mosquée Al-Aqsa/Al-Haram Al Sharif et est indissociable de celle-ci, condamnant «fermement» l’escalade des agressions israéliennes et les mesures «illégales» prises à l’encontre du Département du Waqf palestinien et de son personnel et limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée Al-Aqsa/Al-Haram Al-Sharif. Elle a demandé également à la «puissance occupante», de «respecter le statu quo historique et de mettre immédiatement un terme à ces mesures illégales». Vendredi, Israël a annoncé suspendre sa coopération avec l’Unesco en réaction du vote.

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