Hollande se cramponne avant la tempête

L’exécutif, dans son dispositif actuel, pourra-t-il résister au désastre annoncé des élections départementales ? Et Manuel Valls survivre à une vague qui verrait, selon les estimations, la gauche perdre de 20 à 40 départements sur les 61 qu’elle détient ? « Sans aucun doute », s’est déjà accroché le chef du gouvernement, dimanche au Grand Rendez-Vous Europe 1 – Le Monde – i-Télé : « Je continuerai la mission que m’a confiée le président de la République », a-t-il affirmé. « Il n’y aura pas de changement ni de ligne, ni de premier ministre », a de son côté bétonné François Hollande dans un entretien au magazine Challenges, publié jeudi 12 mars. Quels que soient les résultats des 22 et 29 mars, le duo exécutif s’arc-boute d’ores et déjà sur ses positions, espérant s’extirper de la tempête avec un minimum d’aménagements politiques.
Jurisprudence des municipales oblige, la question, néanmoins, se pose. Après la lourde défaite encaissée en mars 2014, François Hollande avait dû se résoudre, la mort dans l’âme, à se séparer de Jean-Marc Ayrault plus tôt que prévu. Et avait décidé de tout changer : Manuel Valls avait atterri à Matignon et Jean-Christophe Cambadélis avait succédé à Harlem Désir à la tête du PS. Mais si la défaite aux départementales s’annonce aussi sévère, voire plus traumatisante encore pour un parti d’élus déjà frappé en plein cœur, la situation politique est bien différente.
« On ne va pas changer de premier ministre après chaque défaite électorale, et surtout, il n’y a pas de plan B », analyse un ministre

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