A Haute Voix : Les « Djamilattes » de la liberté

A Haute Voix
Les « Djamilattes » de la liberté

Par Fayçal Charif

Djamila veut dire belle et rayonnante en arabe, et les Djamilattes de l’Algérie étaient belles et rayonnantes comme les rayons du soleil de l’indépendance qui se profilaient à l’horizon en plein guerre d’Algérie. Des Djamilattes qui avaient entre 18 et 22 ans, arrêtées, torturées et violées…accusées de réclamer la liberté de leur pays et de leur peuple.

Les « Djamilates » (les belles) de la liberté de l’Algérie étaient nombreuses dans l’histoire de la résistance et de la révolution algérienne. De Lalla Fatma N’soumer à Djamila Boupacha, en passant par Malika Gaïd, Hassiba Ben Bouali, Wrida Meddad, Fettouma Ouzeguène, Akila Ouared, Zhor Zerari, Zohra Drif, Baya Hocine et tant d’autres connues et inconnues.

Le prénom de Djamila s’était progressivement collé à toute femme algérienne résistante suite au calvaire de l’héroïne Djamila Bouhired, condamné à mort par la France coloniale, au parcours déroutant de la moudjahida Djamila Bouazza, emprisonnée et atrocement torturée, et au supplice de Djamila Boupacha.

Trois belles femmes, et tant d’autres belles et héroïnes femmes algériennes, pour une Algérie libre et indépendante. Elles sont les icônes de la résistance et de la révolution. Les trois histoires sont déroutantes, et leurs histoires ont fait bouger toute l’Algérie et la France entière et ont boulversé le monde.

En ce 1er novembre… En cette date symbole de la révolution algérienne, leur souvenir et leur beauté reviennent pour nous faire rappeler combien cette révolution était grande, et combien leur engagement était grand, mais aussi combien la suite des choses a été en de ça des espérances, des Djamilattes et de tout un peuple !!!

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