Alcaraz s’en va. Qui lui succédera ?

Alcaraz s’en va. Qui lui succédera ?

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

La Fédération algérienne de football (FAF) a décidé de se séparer du sélectionneur de l’équipe nationale, l’Espagnol Lucas Alcaraz à cause des mauvais résultats collectionnés depuis son arrivée en Algérie. Il ne reste plus maintenant qu’à « trouver les modalités de la meilleure formule pour une séparation à l’amiable”.

L’ancien entraîneur du FC Grenade (Liga espagnole) s’est engagé en avril dernier pour un contrat de deux années avec l’objectif de mener les Verts en demi-finales de la prochaine Coupe d’Afrique des nations CAN-2019 prévue au Cameroun.

Le technicien espagnol, arrivé en remplacement du Belge Georges Leekens, a fait les frais du visage terne des Verts, éliminés sans gloire lors des qualifications de la Coupe du monde 2018, dont la phase finale aura lieu en Russie.

Réunis mercredi à Alger, les membres du bureau fédéral ont exigé son départ avant le match contre le Nigeria”, dernière rencontre des qualifications au Mondial en Russie, prévue le 10 novembre à Constantine.

Le sélectionneur national, Lucas Alcaraz, a quitté Alger en direction de l’Espagne. L’entraîneur espagnol a, selon des témoins, pris tous ses bagages. Pourtant,  jusqu’à ce matin encore, il entraînait encore, l’équipe nationale des joueurs locaux au Centre de préparation des équipes nationales à Sidi-Moussa. L’entraîneur a fait ses adieux aux hommes et femmes de médias présents sur place, sans toutefois faire de déclaration.

Selon différentes sources, la fédération algérienne de football serait en train de négocier avec l’entraîneur français, Laurent Blanc, pour devenir le prochain sélectionneur des Verts.

Qui voudra des Fennecs ? Telle est la question à l’ordre du jour depuis au moins hier mardi, avant la réunion de la FAF ce mercredi.

Le bilan négatif d’Alcaraz (trois défaites en trois matches de qualifications au Mondial – deux victoires étriquées (en amical contre la Guinée et contre le Togo dans les éliminatoires pour la CAN-2019) – n’ont pas arrangé la popularité du sélectionneur espagnol.

La qualification de l’Algérie à la Coupe du monde était pourtant déjà très mal engagée à son arrivée à la tête des “Verts” en avril dernier.

Lucas Alcaraz, 51 ans, était le 4e sélectionneur placé à la tête de l’équipe nationale algérienne depuis le départ de Vahid Halilhodzic à l’issue du Mondial-2014, durant lequel les Fennecs avaient effectué le meilleur parcours de leur histoire, défaits en 8e de finale en prolongations face à l’Allemagne futur championne du monde.

L’Algérie cherche en vain depuis trois ans son nouveau Halilhodzic, considéré comme un héros national. Depuis son départ se sont succédé à la tête des Fennecs, le Français Christian Gourcuff (resté moins de deux ans), le Serbe Milovan Rajevac (trois mois), le Belge George Leekens (trois mois) et enfin Alcaraz.

Aucun n’a résisté à la pression de la presse algérienne et des supporteurs. Et le débat sur le choix d’entraîneurs étrangers devrait, comme à chaque défaite de l’Algérie et chaque valse de sélectionneur, être relancé, notamment par de nombreux acteurs du football algériens faisant acte de candidature.

A.D

 

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