Sonatrach à cœur ouvert

Sonatrach à cœur ouvert

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

Le PDG de Sonatrach, M. Abdelmoumene Ould Kaddour, a dressé mardi un constat critique sur l’organisation et le fonctionnement du groupe qu’il dirige avec des hauts et des bas, sans débats.

D’emblée, il a relevé “l’absence d’une stratégie à long terme” qu’il a considérée comme un “problème fondamental”. Il a alors plaidé pour une réorganisation du groupe d’une manière “assez intelligente” pour répondre aux besoins du pays.

À ce propos, il a fait savoir qu’un changement allait être opéré à Sonatrach pour définir les objectifs à assigner à cette compagnie, en relevant, au passage, un nombre excessif des filiales: “Je ne suis pas sûr que toutes ces filiales ont leur place dans l’organisation de l’entreprise”.

Présent à cette rencontre, le ministre de l’Énergie, M. Mustapha Guitouni, a relevé que Sonatrach avait connu des moments “très difficiles” ces dernières années”, en ajoutant, toutefois, que “cette période appartient désormais au passé et aujourd’hui, l’heure est à la résilience”.

“Au-delà du traumatisme que Sonatrach a connu, sa résilience démontre sa capacité de donner du sens et de se projeter dans l’avenir”, a-t-il fait valoir.

Pour poursuivre le programme de croissance, “des défis sont encore à relever” : «  il est primordial de s’interroger sur ce que sera Sonatrach dans 10, 20, 30 et 50 ans”, a noté le ministre de l’Énergie en relevant l’impérativité pour cette compagnie d’identifier les enjeux futurs et d’appréhender le mode de gestion qui lui permettra de se maintenir et de se progresser.

Abordant le projet d’amendement de la loi sur les hydrocarbures, le Ministre a réaffirmé que ces amendements visent à encourager la venue de nouveaux investisseurs et d’améliorer les recettes du pays.

“Sans porter atteinte à aucune question de souveraineté, une relecture de cette loi est aujourd’hui nécessaire pour améliorer notre attractivité dans le domaine de la prospection et l’exploitation des hydrocarbures, de façon à renouveler nos réserves, diversifier le tissu des  industries pétrochimiques de transformation et créer de bonnes conditions pour une valorisation locale optimale de nos ressources”, a-t-il précisé.

Le ministre a aussi soutenu que valoriser les ressources et préserver l’indépendance du pays en énergie, c’est encourager les prospections destinées à mieux connaître le potentiel national en hydrocarbures schisteux. Sur ce point, il a indiqué que cette prospection nécessitera plusieurs années de recherche et d’évaluation mais “nous devons nous y préparer”.

“Nous devons aussi communiquer et rassurer la population sur les progrès de la technologie, sur ce que font les autres pays dans ce domaine, sur la façon dont les schistes ont complètement modifié la structure des prix.

(A.D – APS)

 

 

 

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