À propos des « Écrits-vains »

À propos des « Écrits-vains »

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

« Les contrebandiers de l’Histoire » de Rachid Boudjedra semble être la goutte qui fait déborder le vase. Kamal Daoud tout comme Yasmina  Khadra protestent, contestent et rejettent les allégations de Boudjedra contenus dans son dernier livre « Les contrebandiers de l’Histoire » dans lequel il fait allusion notamment à Kamal Daoud d’avoir appartenu au GIA.

Aussitôt l’écrivain Kamal Daoud a annoncé, dans sa lettre publiée par nos confrères du Huffpost Algérie, cités par TSA, avoir porté plainte contre Rachid Boudjedra et son éditeur. « Une plainte a été déposée contre cet écrivain et contre son éditeur pour exiger réparation et excuses publiques », annonce-t-il.

Boudjedra va encore plus loin en durcissant le ton et écrit : « Après la parution du roman de Kamel Daoud qui nous fait son coup du Camus plus algérien que n’importe quel algérien et grand ami des Arabes ; et après son passage à l’émission de France 2 « On est pas couché » dirigé par Laurent Ruquier et où il a déclaré son admiration pour Albert Camus et son indifférence pour les Palestiniens, les Arabes et les musulmans, lui qui a été très jeune membre du GIA ! ».

Kamal Daoud réfute l’accusation d’avoir appartenu au Groupe Armé Islamique en rappelant : « Durant les années du GIA, j’étais journaliste, exerçant ce métier qui a payé de ses martyrs sa vocation. Je n’avais pas un couteau, mais un stylo ».

De son côté, Yasmina Khadra, n’a pas manqué de répondre dimanche dernier, à Rachid Boudjedra qui évoque dans son dernier pamphlet une élite algérienne qui défend les « thèses néocoloniales », qui « falsifie l’Histoire » et qui exprime « la haine de soi ».

« Tu dis que je ne suis pas un écrivain. C’est ton droit. Pourquoi te faut-il en souffrir ? (…) Tu me traites de bougnoule de service ? Sache que je suis boycotté par l’ensemble des institutions littéraires de France depuis 2008. Tu contestes mon algérianité ? Je te rappelle que lorsque tu te terrais à Paris, durant la décennie noire, je menais une guerre atroce dans les maquis

« Je sais que tu crèves d’envie que je réagisse à tes diatribes, persuadé que mon mépris te martyriserait moins que mon silence. Qu’à cela ne tienne. Puisse mon mépris te toucher comme une grâce et t’éveiller au ridicule dans lequel tu te complais comme le ver dans le fruit », lâche d’emblée l’écrivain dans sa réponse à l’auteur de la Répudiation.

Yasmina Khadra affirme être un « romancier qui s’évertue à mériter l’intérêt de ses lecteurs ». « Je travaille dur, tu sais ? Personne ne me fait de cadeau. Ce n’est pas un hasard si je demeure, à ce jour, l’écrivain algérien le plus lu en Algérie, l’écrivain maghrébin le plus lu au Maghreb, l’écrivain araberbère le plus traduit (50 pays) et le plus apprécié (10 millions de lecteurs) dans le monde », écrit l’auteur de L’Attentat.

A.D

 

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