CAROLINE DE MONACO AU 51ÈME Prix littéraire de la Fondation Prince Pierre

CAROLINE DE MONACO AU 51ÈME

Prix littéraire de la Fondation Prince Pierre

Cette année encore la Princesse Caroline a présidé avec une grande émotion la cérémonie de remise des prix de la Fondation créée en hommage à son érudit grand-père.

Ce jeudi 5 septembre à 20h30, le maître de cérémonie Christophe Ono-dit-Biot laisse sa place à SAR la Princesse Caroline de Hanovre qui monte sur la scène de l’Opéra Garnier de Monaco, hiératique. Robe noire élégante, cheveux lissés en arrière, elle s’apprête à remettre le prix de la Fondation Prince Pierre à un écrivain francophone pour couronner

l’ensemble de son œuvre. Dans un murmure aux airs de confidence, de

sa voix basse et légèrement cassée, elle justifie son choix et celui du conseil littéraire après avoir rendu hommage à son grand-père, initiateur du prix en 1951: « Je ne savais pas si je me devais de continuer sa mission, et cette année, ça a été particulièrement ardu parce qu’on s’est retrouvés devant des auteurs magnifiques… Un chemin difficile. Mais je suis – et peut-être ne devrai-je pas le dire – particulièrement heureuse cette année car on a souvent parlé de lui au sein du huis clos du jury, de décerner le prix de la Fondation Prince Pierre à… Michel Tremblay. » Applaudissements.

Le débonnaire auteur Québécois de 75 ans la rejoint. Il semble peu intimidé par tant de fastes. Sans doute parce qu’il a déjà remporté plus d’une trentaine de prix littéraires. Le prolifique écrivain évoque aussitôt l’histoire, « une double famille sur 100 ans » à Montréal. « J’ai décrit des femmes fortes qui ignoraient qu’elles l’étaient. » Il évoque ses personnages, « le petit peuple de Montréal qui est ici avec moi, ils sont plus de 2000 », rigole-t-il en montrant autour de lui un monde invisible.

Son Altesse Royale clôture la remise des prix entourée d’artistes

Puis Caroline reprend la parole pour annoncer la lauréate de la Bourse de la Découverte, créée en 2001 : « On sentait cette nécessité de soutenir, encourager et récompenser la nouvelle création… J’espère que le secret a été bien gardé. » C’est la jeune journaliste Blandine Rinkel qui reçoit le prix de ses mains pour « l’abandon des prétentions », un hommage aux gens ordinaires à travers le personnage de sa mère, paysanne bretonne qui recopie chaque jour sur un post-it : « Qu’est-ce qu’une vie réussie ? »

Sa fille, jolie blonde sensible, commence sûrement à entrevoir la réponse grâce à ce premier ouvrage … Pour le troisième et dernier prix littéraire, « le coup de cœur des lycéens », Gilles Marchand avec « Une bouche sans personne » a fait l’unanimité chez les ados. « On a adoré, il faut le lire », insiste la jeune lycéenne venue lui remettre son prix. Clapet de fin.

La Princesse se retire en premier et, protocole oblige, le public de l’opéra se lève à l’unisson sur son passage. Cap sur l’hôtel Hermitage, de style Belle Epoque et le salon Empire où, comme chaque année, son Altesse Royale clôture la remise des prix entourée d’artistes plasticiens, de musiciens et d’écrivains, autour d’un buffet exquis et d’une coupe de champagne. Dehors la pleine lune brille sur la mer étale. Dans la douceur de l’air, Caroline rejoint ses convives sur la terrasse. Elle embrasse chaleureusement la comédienne Zabou Breitman, enthousiaste d’avoir lu sur scène quelques passages de livres. Puis part discuter longuement avec l’académicien Marc Lambron, l’un des membres de cet éminent jury qu’en amoureuse des lettres, la Princesse préside avec fierté.

Source : Paris Match du 07/10/2017

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