Bâtiment : Entre chômage et plein emploi

Bâtiment

Entre chômage et plein emploi

Par : Abdelkader DJEBBAR

Il fut un temps où l’on disait « quand le bâtiment va, tout va ». Que dire de nos jours quand on apprend avec de longs reculs que « les emplois dans le secteur du bâtiment et des  travaux publics sont en perte de vitesse, pour ne pas dire en chute libre? On se retourne alors vers la crise pour lui imputer les causes de la perte de « plus de 90 000 postes de travail entre 2016 et 2017 » selon le directeur de l’Agence nationale pour l’Emploi au micro de la chaîne III hier mardi.

Un chiffre qui laisse de marbre quand on voit les innombrables chantiers de construction avec leurs nombreuses grues dans le ciel comme pour immortaliser un ballet géant avec comme acteurs principaux cette énorme quantité de bâtiments qui poussent comme des champignons.

Ce qui reste également on ne peut plus flou c’est cet optimisme béat qu’affiche le directeur de l’Anem pour crier haut et fort « qu’en dépit de la conjoncture, ses services ne sont pas loin d’atteindre l’objectif de créer les 400.000 placements projetés pour l’année 2017. « Nous sommes à 295.594 placements», a-t-il avancé. On dirait qu’il y a sérieusement quelque chose qui cloche et qui ne va pas du tout avec le terrain.

Où était le directeur de l’Anem quand un peu tout le monde applaussait les résultats positifs qu’enregistrait le secteur du bâtiment avec tous ces logements que l’on livrait à tour de bras.

Toujours selon M. Chaalal «  le marché du travail est en pleine phase de « transition professionnelle » qui, d’après lui, doit être accompagnée. « Sur le marché de l’emploi, on observe une certaine transition professionnelle. Mais elle doit être accompagnée (…) Quand on commence une carrière dans le bâtiment, cela ne veut pas dire qu’on va rester dans le bâtiment (…) Aujourd’hui, il y a moins de chantiers dans le BTPH, et c’est tout à fait normal que les demandeurs d’emploi aillent ailleurs », a-t-il estimé.

Les chiffres avancés par l’agence de l’emploi semblent se contredire et c’est alors toute la question de la formation professionnelle qui pourrait être remise en question de l’orientation qui ne semble plus cadrer avec la réalité du terrain.

A.D

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