Bordeaux : Quand Alain Juppé se fâche !

Bordeaux
Quand Alain Juppé se fâche !

Par Fayçal Charif
Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, est en rogne contre une indiscrétion du « Canard enchaîné », il le fait savoir avec les mots et quels mots !!  « Qu’on me foute donc la paix ».

L’ancien Premier ministre, et ancien candidat à la primaire de la droite n’a apparemment pas du tout apprécié les propos sur sa première adjointe Virginie Calmels qui lui sont prêtés par « le Canard Enchaîné ». Virginie Calmels avait annoncé son ralliement à Laurent Wauquiez qui brigue la présidence du parti « Les Républicains », une décision, pour le moins non partagée par le maire de Bordeaux, et qui n’est pas sur la même ligne politique de celui qui a refusé d’être le plan B de la droite lors de la  dernière présidentielle.

Le Canard enchaîné avait rapporté des propos qu’Alain Juppé aurait tenus à l’endroit de son adjointe : « Virginie Calmels, c’est la logique Endemol. Ça lui rapporte, elle y va. Elle n’a pas de principes. En mars, elle me soutenait, puis elle s’est offerte, en vingt-quatre heures, à Fillon. Pour moi, c’est une grosse déception » avant de conclure : « Si vous avez un parquet en bon état, ne l’invitez pas chez vous. »

Une mise au point rapide et coléreuse de l’ex-candidat à la primaire de la droite et du centre sur Twitter. Il s’est empressé de démentir par un tweet : « Stupeur en lisant les mots que le Canard me prête sur Virginie Calmels. Comment peut-on affabuler à ce point ! Qu’on me foute donc la paix ! »

A ce jour, le maire de Bordeaux n’a pas pris position pour l’un ou l’autre des candidats à la présidence de « Les Républicains ». Il a simplement fait savoir à petits mots que le candidat qui se dit juppéiste, Maël de Calan, « incarne bien le type de profil qu’il faut encourager ».

Au delà de sa défaite lors des primaires, et au delà de son refus de « remplacer » François Fillon en plein scandale politique, le maire de Bordeaux reste un ténor, peut être, l’un des derniers ténors respectés de la politique en France. Bien que son : « Qu’on me foute donc la paix » en dit long sur son agacement, force est de constater qu’il reste incontournable politiquement parlant. Alain Juppé, n’est pas encore fini politiquement !? La suite le dira !

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