Témoignage posthume Monologue d’outre-tombe  :  Hommage à SI TAWFIK TALEB

Témoignage posthume
Monologue d’outre-tombe  :  Hommage à SI TAWFIK TALEB

Par : Mohammed CHOUAKI

« La vie me sied mal; la mort m’ira peut-être mieux »
F.R. Chateaubriand

L’envergure, la grandeur de l’âme et de l’esprit d’un homme se traduisent par les actes de ses réalisations ! B.M

Un homme meurt, destination de tous les humains; c’est un passage, une seconde dans la vie, un atome dans l’univers ! Le parcours d’un être en tant qu’être est éphémère, ce qui reste c’est l’histoire humaine qui s’inscrit dans le répertoire des réalisations, des conquêtes, des découvertes, des inventions… et parmi les chefs-d’oeuvre, il reste le « Nom », comme une résonance éternelle. 

Le défunt si Tawfik Taleb alias MOBIL’ART, a inscrit en lettres d’Or et à jamais son nom, apparenté à son chef-d’oeuvre réalisé à Oran. El Bahia-Wahran, « Arouss el Bahr », dulcinée de l’Ouest Algérien, a hérité d’un diadème sublime orné de quatre diamants trônant majestueusement face à la Méditerranée, apposé sur sa tête par si l’homme, Tawfik Taleb rahimahou Allah.

Tu es belle ma ville chérie. Oran… je te consacre mon âme, ma fortune, mon savoir à te rendre encore plus belle, majestueuse, pour que tu brilles au firmament, encore et encore jusqu’à la nuit des temps. Tu es notre miroir face à l’étendue de l’azur bleu, cordon ombilicale de toutes civilisations confondues.

Je t’ai embrassé avec mon être, je t’ai dédié mon existence, je t’ai vénéré, je voulais te mettre sur un piédestal aux Sept piliers, mais pardonne-moi nos détracteurs…. j’ai réussi à imposer seulement quatre belles oeuvres. Avec tant et tant de peines, malgré tous les écueils, les calomnies invectives, j’ai fait face, j’ai résisté et je n’ai pensé qu’à participer à te rendre encore belle, encore plus belle. J’ai outrepassé les critiques incurables, les médisances, les avilissements et les fausses rumeurs,, pour instaurer ton féerique profil.
Toi ma belle tu es toujours debout, toujours sereine, toujours rayonnante, toujours aussi belle…c’était mon but.

Toi qui m’as pris dans tes bras, toi qui m’as serré très fort avec une immense étreinte de tendresse à faire pâlir les envieux, les jaloux, indignes de ton amour, incapables de te rendre heureuse, leur seul dessein était -et est toujours- celui de nous maintenir dans un archaïsme éculé.

Nous savions, l’un et l’autre, que notre destin était autre. Celui de la modernité dont se dotent les villes du 21e siècle, de l’urbanisme adéquat, fonctionnel, qui s’impose de facto, sans quoi la déchéance nous guette à chaque instant.

Ces détracteurs, nos détracteurs, tes détracteurs…sont-ils au moins conscients des enjeux du 21e siècle ?

Je me suis résolu, de bonne heure, à changer ton devenir ou tout au plus l’améliorer… mais les pionniers ont été de tous les temps la cible parfaite des fallacieux fabricants de rêves dans les salons mondains. Seulement, « chez ces gens là », qui se regardent le nombril, les bras toujours croisés, ils se contentent de logomachie en guise de critiques acerbes. « La critique est facile, mais l’art est difficile ».

J’ai subi, Maladie, Hospitalisation, Ablation, Exil, Solitude infortune, mais ton souffle vital était toujours présent pour me ressusciter, m’insuffler l’essence de la vitalité, la volonté de l’enthousiasme optimiste qui me poussait à avancer et aller de l’avant…pour toi « Waharan, Wahran »…pour que tu ne partes pas « kh’ssara » !! 

Tu étais le talisman qui m’a protégé de tant et tant d’ennemis, tant et tant de déconvenues.

Je pars, je m’en vais, je fais mon dernier voyage et je quitte ce monde immonde,….. j’emporte ton souvenir éternel dans mon coeur avec moi. Je me présente devant le Créateur invoquant sa miséricorde, son pardon, et le suppliant de veiller sur toi et pour que tu puisses vivre longtemps pour les générations d’aujourd’hui et pour les générations à venir. Puisse Dieu les aider à prendre soins de toi, Oran la sublime…Wahran El Bahia.
Que Dieu nous pardonne à nous tous, sans exception, nos péchés.

« Une perte immense pour nous tous, d’un homme d’envergure plein de talents. Sa disparition m’a infligé une amertume et un  deuil qui resteront gravés dans ma mémoire…
Je ne peux combler ce vide que par nos souvenirs et nos discussions ensemble…
Tu resteras à jamais dans nos coeurs et nos esprits… »
Adieu…Au revoir mon Ami
M.CH

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *