Mali : les destructions de mausolées de la cité historique de Tombouctou en 2012 évoluées à 2,7 millions d’euros

Mali : les destructions de mausolées de la cité historique de Tombouctou en 2012 évoluées à 2,7 millions d’euros

LA HAYE – La Cour pénale internationale (CPI) a déclaré jeudi avoir évalué à 2,7 millions d’euros les dégâts dus aux destructions par des groupes terroristes des mausolées de la cité historique de Tombouctou, dans le Nord du Mali en 2012.

La chambre ordonne des réparations individuelles, collectives et symboliques pour la communauté de Tombouctou, reconnaît que la destruction des bâtiments protégés a causé de la souffrance aux personnes à travers le Mali et la communauté internationale (…)”, et a déclaré que le terroriste “Ahmad al Faqi al Mahdi avait provoqué pour 2,7 millions d’euros de dégâts en faisant détruire en 2012 des mausolées de la cité historique de Tombouctou”, et ordonné des réparations pour les victimes, les premières dans le cadre d’un procès pour destruction de biens culturels.

“Ahmad al Faqi al Mahdi”, était membre du groupe terroriste “Ansar Dine”, l’un des groupes terroristes affilés à Al Qaida, qui ont contrôlé le Nord du Mali pendant environ dix mois en 2012. Il a été condamné en septembre dernier à neuf ans de prison pour avoir “dirigé intentionnellement des attaques” contre la porte de la mosquée Sidi Yahia et neuf des mausolées de Tombouctou, classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et  détruits à “coups de pioche, de houe et de burin”.

La CPI encourage le Fonds au profit des victimes, organe indépendant mis en place par le statut de Rome, traité fondateur de la CPI, à “compléter les réparations ordonnées” et lever des fonds à cette fin.

Créé en 2004, le Fonds, qui reçoit des contributions volontaires versées par les gouvernements membres de la CPI, d’organisations internationales et de particuliers, devra présenter d’ici au 16 février un projet de plan de mise en œuvre des réparations.

La CPI a souligné l’importance du patrimoine culturel et de ces biens “uniques (qui) revêtent une valeur sentimentale”.

“Leur destruction porte un message de terreur et d’impuissance, annihile une partie de la mémoire partagée et de la conscience collective de l’humanité et empêche celle-ci de transmettre ses valeurs et ses connaissances aux générations futures”, a affirmé le juge.

Trois catégories de préjudices ont été identifiées par la Cour basée à La Haye: “l’endommagement des bâtiments historiques et religieux attaqués, les pertes économiques indirectes et le préjudice moral”.

Aps

 

 

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