Tebboune : gros retards à la mosquée d’Alger

Tebboune : gros retards à la mosquée d’Alger

Synthèse par : M. AZZEDE

Bien que la journée du samedi soit considérée comme fin de semaine, le Premier ministre a chaussé ses « bottines, ses gants et son casque » pour se rendre dans divers chantiers à travers la capitale. Le nœud de la journée à été sans aucun doute le chantier de construction de la grande mosquée d’Alger. Un chantier qui accuse de gros retards. On les estime à quatre longs mois et qui risquent de compromettre la livraison de la réalisation dans les délais prévus, soit fin 2017.

Au vu de la cadence et du rythme, il serait vraiment utopique de programmer quoi que ce soit avant 2018. Pourtant, tous les moyens ont été déployés depuis même que Abdelmadjid Tebboune était en charge du ministère de l’Habitat. La première conclusion qui saute aux yeux ces jours-ci est que le chantier de la Grande Mosquée d’Alger avance à pas de tortue pour ne pas dire qu’il « avance à reculons ».

Sur place, le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune a exprimé son mécontentement face à la lenteur enregistrée dans la réalisation des travaux au niveau de plusieurs structures du projet, à l’instar du minaret et de la salle de prière. Le premier ministre a souligné l’importance de rattraper le retard accusé.

Tebboune a insisté sur l’impératif de “respecter les délais impartis de concert avec la présidence de la République, à savoir décembre 2017, ce qui exige un travail en 3X8 pour rattraper le retard enregistré“, rapporte-t-on.

Il a ordonné, dans ce sens, l’élaboration d’un nouveau plan, “hebdomadaire“, sur l’état d’avancement des travaux, ajoutant que le “dôme de la mosquée devrait être posé à la prochaine visite d’inspection au chantier, prévue dans un mois“.

S’étendant sur plus de 27 hectares, la Grande Mosquée d’Alger compte une salle de prière d’une superficie de 20.000 m², une esplanade et un minaret d’une hauteur de 267 m, outre une bibliothèque, un centre culturel, une maison du Coran, des jardins, un parking, des bâtiments administratifs et d’autres pour la Protection civile et la sécurité, ainsi que des espaces réservés à la restauration.

Lancé en 2012, le projet est réalisé par le groupe public chinois CSCEC pour plus d’un milliard d’euros.

Le Premier ministre s’est rendu ensuite à l’École supérieure de la securite sociale. Après le scandale du Forum africain en décembre dernier, c’est un autre fait inédit qui s’est produit ce samedi 15 juillet lors de la visite de travail et d’inspection effectuée par le Premier ministre dans la capitale. Présent à l’École supérieure de la sécurité sociale où Abdelmadjid Tebboune devait faire une halte pour une remise de diplômes, le président du FCE a été prié de quitter la salle peu avant l’arrivée du Premier ministre.

Selon les informations rapportées par notre confrère TSA, le Premier ministre a signifié au ministre du Travail et de la Sécurité sociale, organisateur de la rencontre, qu’il ne souhaitait pas la présence d’Ali Haddad. Tebboune n’aurait  pas voulu se retrouver dans la même salle que Haddad. Le patron des patrons a donc quitté la salle avec Abdelmadjid Sidi Said, le patron de la centrale syndicale. On ignore les raisons du départ de ce dernier.

A.M

 

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