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Djamel Allam… Au paradis des poètes !

Djamel Allam…

Au paradis des poètes !

Par : Saïd Yahia Cherif / Journaliste, Écrivain, Conférencier

Voilà, nous avons recouvert son cercueil de terre dans la même tombe où repose son père qu’il adorait, Aami Tahar. Nous avons enterré le corps sans vie de Djamel Allam, mais je suis sûr que son âme vagabonde au paradis des poètes …. puis chacun s’en est retourné à sa vie en sursis ici bas en se jurant d’en profiter gentiment au maximum, ne plus se prendre la tête, faire la paix avec soi même et avec les autres car tout au bout, nous attend le trou. Une fois dedans que laisserait-on pour la postérité ? Des souvenirs bons et mauvais, des biens matériels éphémères, des écrits peut être, une œuvre …. mais surtout l’amour des parents et des enfants et l’amitié de vrais amis.

” Aach ma kseb , mat makhela “, (Il a vécu sans posséder, il est mort sans rien laisser) dirait l’adage ….sauf la reconnaissance des gens de bien et l’amour qu’on lui porte. ” Ki aach chteq temra, ki mat ghalquoulou ghardjoun “, (De son vivant, il n’a pas eu une seule datte, à sa mort ils lui ont offert un régime » . Oh oui ! Je n’en dirai pas plus .

Sinon, Djamel n’a pas failli à ses habitudes, même mort il nous a rassemblé, nous, les Bougiotes inrassemblables. Nous étions là à nous reconnaître à travers les effets du temps passé. On était là pour lui, lui restait disponible, pour nous même, enfermé dans son cercueil ….il était terriblement présent et l’on sentait son rire contagieux qui donnait envie de rire et de pleurer .

Ce lundi à Paris il y avait deux hommages en même temps, dans le même lieu et à la même personne. Celui, officiel avec des officiels guides dans leur officialisme avec cette mine sévère et hautaine qu’ils pensaient de circonstances et celui des amis, les vrais, qui connaissaient la fraîcheur de Yemma Gouraya, la beauté des Aiguades et les senteurs de Sidi Aissa.

Nous avons beaucoup parlé de lui, anecdotes savoureuses et blagues bjaouiyates. Il y avait Baby Djama et Lyece Ouali, Djelloul Gadouche et Zahir Aribi, Cheikh Badadi et Mustapha Yousfi, Nar Suyu et Mahmoud Lalaoui, Karim Younes et Foufa Imache, Baya Hamsi et Hachemi Souami, et vous étiez si nombreux que je ne peux pas tous vous citer ….mille pardons.

Et, il y avait, je ne peux l’oublier, Khali Abdennour Keramane qui continue à m’appeler par mon sobriquet d’enfant et le maître de cérémonie, omniprésent dans toutes les bougioteries, j’ai nommé Boubekeur Khalfaoui, notre ami Bob.

J’oserai suggérer ici que le Comité citoyen de coordination, qui s’est constitué à Béjaïa de manière spontanée pour organiser les funérailles de Djamel, puisse perpétuer et pérenniser sa composante éclectique afin d’oeuvrer pour la préservation et la promotion de notre ville. Quel bel hommage à Djamel ce serait ! Que sa mort impulse la rédemption de notre cité par votre coordination …quel symbole ! Du coup, nous, les Bougiotes de France, vous emboîteraient le pas pour compléter et aider en organisant un mouvement associatif actif de ceux qui ont l’amour de Béjaïa.

Puisse le message ” Mara Dioughal ” de Djamel Allam nous éclairer et nous guider.

Saïd. YC

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