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Agriculture: Autosuffisance dans trois ans

Agriculture: Autosuffisance dans trois ans

Par : Abdelkader DJEBBAR

Selon le Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, il y a de fortes probabilités que l’Algérie cesse « l’importation des produits agricoles de façon effective d’ici trois ans ». Les chiffres réalisés cette année et les indicateurs de production sont à même de le confirmer, a souligné le ministre au micro de la radio nationale.

Pour le Ministre, ce niveau de production a été possible grâce aux moyens mobilisés pour l’investissement dans les domaines de la production, de l’élargissement des superficies irriguées, de la mise en valeur des terres et de l’encadrement des agriculteurs dans la maîtrise du processus technique de production en se basant sur les coopératives agricoles et les établissements publics relevant du secteur.

Bouazgui a qualifié, à ce propos, la production céréalière qui a atteint cette année 60,5 millions de quintaux, de volume record par rapport à 2017 tout en affirmant cependant que les résultats enregistrés dans la filière céréalière restent « insuffisants » pour cesser actuellement les importations au vu de la grande demande en consommation et en transformation.

Le Ministre se dit satisfait de la suspension de l’importation de plusieurs fruits et légumes, qui a eu un impact positif sur le produit local qui a réalisé un saut qualitatif, et ce, a-t-il dit, parallèlement au soutien de l’Etat, tant en termes d’infrastructures (barrages, routes, voies rurales et agricoles et l’électricité), qu’en termes de soutien direct apporté à l’agriculteur soit 50 à 60% de la valeur des outils, équipements et produits utilisés dans son activité.

Le travail est axé actuellement sur la rationalisation du soutien apporté aux investisseurs et sur l’orientation des programmes vers les filières stratégiques ayant une valeur ajoutée pour le développement économique, à l’image des fruits et légumes, a encore expliqué le Ministre.

A une question sur la fluctuation des prix de certains produits agricoles, à l’image de la pomme de terre, affichée à 80da/kg dans certains marchés, le ministre a affirmé que son département s’employait à organiser la distribution et à trouver des solutions aux problèmes liés à la spéculation et la multiplication des intermédiaires dans la chaîne de commercialisation, des problèmes, a-t-il expliqué, qui sont à l’origine d’une hausse de 30 à 80da du prix réel du produit.

Le ministre a fait savoir, à ce propos, qu’un programme a été mis en place pour la réalisation, par des opérateurs privés et des entreprises publiques, de dépôts de stockage.

Côté oléiculture, M. Bouazgui a indiqué que la filière comptait aujourd’hui 64 millions d’oliviers, dont 40 millions en production et 24 millions les deux prochaines années en sus d’exploitations agricoles de plus de 200.000 hectares et plus de 1.500 huileries modernes, ajoutant que le secteur tablait sur cette filière pour exporter d’importantes quantités au cours des deux prochaines années.

Les investissements dans les oliviers ont été étendus aux Hauts plateaux et au Sud (Ouargla, Djelfa, El-Bayadh, Biskra et Adrar), à travers la plantation de 2 millions d’oliviers par an.

Abordant le dossier de l’irrigation par des eaux non saines et le lien avec l’apparition de certains cas de choléra, le ministre a fait état de 86 infractions d’irrigation avec les eaux usées sur une superficie de plus de 4.000 hectares, précisant que les auteurs ont été déférés à la justice et ont fait l’objet de sanctions sévères.

Le Ministre a rappelé, dans ce sens, l’existence d’une commission spécialisée qui suit les exploitations agricoles et qui veille à déjouer toute tentative d’irrigation avec des eaux usées, avant de rassurer que les produits agricoles destinés aux marchés sont “sains et contrôlés”.

 

A.D

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