L’Edito de Mr CHOUAKI Mohammed

Silence, on marche

Silence, on marche

Par :  Mr Mohammed CHOUAKI

Il n’y avait que les médecins résidents qui descendaient dans la rue face au mutisme du Ministère de la Santé. Ensuite il y a eu les retraités de l’ANP, à un degré moindre. Et, dans la foulée, les enseignants. Tout ce monde-là était mécontent. Les uns pour revendiquer humblement de meilleures conditions de travail afin de soulager les malades dans les établissements publics. Les autres voulaient de meilleures conditions de vie car avec leur pension, difficile de joindre les deux bouts. Quant aux enseignants, ils veulent être mieux pour mieux enseigner.

Voilà pour les versions des uns et des autres sans parler de ceux qui passent des nuits à la belle étoile car le plafond de chez eux leur tombe sur la tête. Sans compter avec les utilisateurs des transports en commun privés. Ces usagers se lèvent tôt le matin pour prendre un autobus dont le confort laisse à désirer et dont certains conducteurs se permettent tout au volant : café où thé, cigarettes, musique à plein tube et j’en passe. Quant à ceux qui empruntent le tram, ils doivent avoir des nerfs d’acier. En panne ou autres causes d’arrêt, les usagers ne sont pas remboursés. Ils terminent leur trajet à pieds. Et ils manifestent en sourdine.

Les boulangers, de leur côté, ne font qu’a leur tête. Et les clients se font tout doux. Pourtant ils paient et souvent, très souvent même, ne réclament même pas leur monnaie quand ils ne peuvent faire l’appoint. Sans compter, bien sûr, l’augmentation illégale du prix de la baguette de pain.

Prendre l’avion est devenu tellement problématique que les voyageurs n’osent plus réclamer quand il y a des grèves subites, quand il y a des retards de plusieurs heures et encore moins quand des vols sont annulés sans aucune information claire, nette et précise. Alors?

Alors « que faire » disait-on il y a quelques décennies. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui se disent désespérés. Alors, désespoir pour désespoir, on crie haut et fort le mécontentement. On se serre les coudes. On se donne la main. On fait face au retour de manivelle. On avance pour mieux se faire entendre…

CH.M

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