Miami : Le cœur hispanophone : Cheb Khaled en Espagnol sur la « 5th Street »

Miami : Le cœur hispanophone

Cheb Khaled en Espagnol sur la « 5th Street »

Miami par : Abdelkader DJEBBAR

« Le « Sunshine state » porte bien son nom : le soleil baigne toute l’année les plages de sable blanc qui ceinturent cette langue de terre s’avançant dans la mer des Caraïbes ! ».  

Et il y a aussi l’autre langue…

En Floride et particulièrement à Miami, on ne fait pratiquement pas le moindre pas sans sans avoir un retour d’écouter en espagnol. Partout l’Espagnol est utilisé autant que l’Anglais alors que la langue Française est tout simplement noyée dans le flot des transports en commun, les grandes surfaces, les restaurants et j’en passe. Au détour de la « 5th street » ce lundi soir, l’enceinte Bluetooth de deux jeunes diffusait « Así es la vida » de cheb Khaled (C’est la vie)… Qui dit mieux?

Sur le sable doré de Deerfield Beach, même la musique diffusée par  les enceintes Bluetooth des estivants vous emmène loin, loin, très loin même dans le sud du continent américain. Le plus souvent, c’est juste en face, à moins de 200 kilomètres en mer. Et on se retrouve aisément sur l’Ile de la Liberté, Cuba, et La Havane avec ses nuits interminables.

Comme à Cuba, à Miami on dit « comer » pour manger, « viajar » pour voyager et vogue la galère des temps modernes. Selon un récent sondage du Miami Herald « un quart des Latinos avouent qu’ils ne parlent pas du tout l’anglais, 30 % qu’ils ne le parlent pas bien ».

À 49 ans, rapporte-t-on, « une fleuriste de Miami regrette comme beaucoup d’habitants de sa génération de ne parler qu’anglais dans une région où les hispanophones sont devenus les plus nombreux ».

Pourtant, dans beaucoup de quartiers de Miami, l’espagnol est devenu la première langue, prenant la place de l’anglais dans la vie de tous les jours. Tous les Latinos peuvent se sentir chez eux dans les rues sans jamais prononcer un mot d’anglais. Dans les magasins, les vendeurs servent leurs clients en espagnol. Les universités proposent des programmes en espagnol. Et les banques, les supermarchés, les restaurants et même la poste et les services publics proposent leurs services en espagnol.

À Miami, les médecins et les infirmières parlent espagnol avec les patients et une grande partie des publicités sont en espagnol. La presse quotidienne, les stations de radio et les chaînes de télévision pourvoient aux besoins du public hispanophone.

Dans les restaurants, sur les terrasses, dans les fast-foods, on entend beaucoup plus « salutès » que le « good evening » et le hola que le allo.

En l’espace de trente ans, la population hispanique de Miami a littéralement explosé (elle a été multipliée par vingt) tandis que celle des Anglos a reculé de 200 000 personnes. Bon nombre d’entre eux ont émigré plus au nord, vers le comté de Broward. C’est là que passe désormais, selon eux, la vraie frontière des États-Unis. Leur devinette favorite : « Pourquoi Miami est-elle si populaire chez les Latinos ? Parce que c’est la ville où ils se croient aux États -Unis. »

A.D

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *