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Législatives font bouger 16 03 2017

Les législatives font bouger

Les législatives font bouger

Par : Abdelkader DJEBBAR

Ça brasse un peu partout en Algérie à l’approche, particulièrement des prochaines législatives. Les uns montent au créneau pour dénoncer la corruption. D’autres rejettent tout du revers de la main sans peur et sans reproche. Mais le couvercle de la marmite risque de sauter d’un moment à l’autre. Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du FLN déclare à tout vent et sur tous les toits: « je ne céderai pas aux pressions ». En face, certains rapportent des faits de corruption pour que des candidats soient « tête de liste ». Et le ton monte. Les dents grincent. On aiguise les langues. On ramasse des preuves et plus personne ne badine avec ses histoires de « ch’kara » pour se « payer » un fauteuil à l’Assemblée nationale. En tout état de cause, tout laisse croire qu’il n’y a jamais de fumée sans feu. Et Djamel Ould Abbès persiste et signe: « les « listes des candidatures du parti, en prévision des législatives du 4 mai prochain, ne seront pas revues. Aucun changement ne sera apporté », souligne-t-il.

De son côté, la HIISE ne vient rien ignorer de ces raisons qui semblent secouer le pays à différents niveaux politiques. Le traitement réservé par la HIISE à ces pratiques d’utilisation de l’argent pour s’octroyer une position privilégiée sur une liste de candidature afin de s’assurer une place dans la composante de la prochaine Assemblée nationale n’est pas banalisée. Bien au contraire, la question est prise on ne peut plus au sérieux pour assainir la situation.

« Aussitôt informés de ce genre d’agissements, nous avons entrepris des consultations avec les membres de la Haute instance qui ont confirmé à notre confrère El Moudjahid qu’il existe effectivement deux cas de marchandages de listes électorales impliquant 4 à 6 personnes. Nous avons, dès lors, constitué des dossiers, et rassemblé les preuves nécessaires, et le tout a été remis aux autorités judiciaires qui, de leur côté, ont procédé à l’interpellation des personnes mises en cause », souligne M. Derbal qui s’est abstenu toutefois, de livrer l’identité des personnes impliquées et leur appartenance partisane, prétextant « l’obligation de réserve » recommandée dans ce genre de procédures judiciaires.

A.D

 

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