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Pas un mot de solidarité à Paris pour Damas martyrisé

Pas un mot de solidarité à Paris pour Damas martyrisé

Par : Kharroubi Habib

L’horrible bilan humain du double attentat terroriste perpétré samedi dernier dans la capitale syrienne Damas et revendiqué par le Front El Nosra n’a apparemment pas donné mauvaise conscience aux responsables politiques de l’Etat français qui entretiennent de troubles et cyniques rapports avec cette organisation terroriste. Ni l’Elysée ni le Quai d’Orsay n’ont émis la moindre condamnation de l’attentat qui a visé des civils innocents ou exprimé leur compassion pour les nombreuses victimes.

Leur silence vaut confirmation que la France persiste à considérer que le Front El Nosra fait du « bon » boulot en Syrie et que des attentats commis par lui, même contre d’innocents citoyens, ne sont pas terroristes mais des opérations de guerre que lui imposent les nécessités de la lutte qu’il mène contre le régime syrien. Paris qui s’agite, s’indigne et menace à chaque fois qu’un carnage est commis en Syrie imputé aux forces du régime s’enferme dans un mutisme assourdissant devant les sinistres « exploits » d’El Nora par refus d’admettre qu’en le soutenant la France fait fi de la nature terroriste de cette organisation. Le silence de la France devant les crimes barbares d’El Nosra se poursuivra tant ceux qui la gouvernent continuent à être guidés dans le conflit syrien par leur machiavélique conviction que l’alliance avec le diable s’impose pour que triomphe le but qu’ils se sont fixé: abattre le régime syrien et son président.

Le mythe d’une rébellion « modérée » syrienne à même de venir à bout du régime s’étant évaporé, la France et les autres puissances étrangères tentent de l’entretenir en récusant que les groupes armés dont le Front El Nosra qui rejettent toute possibilité d’entente politique avec ce régime sont des organisations djihado-terroristes. Ces puissances essaient de faire en sorte que ces organisations ne soient plus perçues comme terroristes mais comme des forces à qui le régime n’a pas laissé le choix des armes et qu’il faut en conséquence soutenir. Stratégie de la duperie à laquelle le Front El Nosra a apporté sa contribution intéressée en faisant mine de renier son allégeance à El Qaïda la maison mère du terrorisme djihado-islamique, mais sans renoncer aux fondamentaux qui identifient celui-ci.

Avec la bénédiction de ces mêmes puissances El Nosra n’a de cesse de manifester ses capacités de nuisance qui sont un obstacle à un accord politique susceptible de ramener la paix en Syrie, d’autant que les résidus irréductibles de la rébellion « modérée » défaite militairement par les forces armées gouvernementales sont poussés par ces mêmes puissances à se ranger sous sa bannière. L’abject attentat perpétré à Damas s’en veut la démonstration et la preuve que la solution politique négociée qui est la raison d’être des conférences d’Astana et de Genève restera en l’état d’utopie pour le conflit syrien tant que le Front El Nosra terroriste et les autres groupes qu’il a satellisés continueront à bénéficier de l’absolution de leurs actes criminels même les plus barbares et du soutien que leur accordent ces mêmes puissances à qui leur haine anti-Bachar El Assad a fait perdre toute morale et humanité. Dans le concert de ces Etats aveuglés par la haine l’Etat français est celui qui a renié de la façon la plus choquante les valeurs qui lui ont valu son prestige international désormais terni à jamais.
 

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