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Trump devant le Congrès 02 03 2017

Trump devant le Congrès : Protéger l’Amérique d’abord

Trump devant le Congrès

Protéger l’Amérique d’abord

Par : Abdelkader DJEBBAR

Jusqu’a mardi soir, tout en Amérique du Nord, pour ne citer que cette partie du monde, était suspendu aux lèvres de Donald Trump, le 45e président des Etats-Unis qui devait intervenir devant le Congrès réunissant les deux Chambres.

En s’adressant mardi 28 février au pays depuis l’enceinte du Congrès, Donald Trump a une occasion rare : devenir, enfin, président des États-Unis.

Et d’emblée, le ton est donné: , « America first », « l’Amérique d’abord ». « Un nouveau chapitre de la grandeur américaine débute. (…) Une nouvelle fierté nationale balaie notre pays », a-t-il lancé, avant d’ajouter : « Mon boulot ne consiste pas à représenter le monde. Mon boulot consiste à représenter les États-Unis. »

Cette intervention traditionnelle, au cours de laquelle le locataire de la Maison-Blanche, chaque année, prend la parole devant la nation et les élus, est un rendez-vous très attendu. Plus encore pour un nouveau venu, dont l’Amérique espère qu’il fixe un cap et définisse ses priorités pour les douze mois à venir, au sein d’un programme nécessairement très dense.

Donald Trump s’est montré très rassembleur en se faisant très protecteur et surtout ouvert envers les pays musulmans avec lesquels il entretient de solides relations.

Le président américain n’a pas, pour autant, dévié de sa ligne politique, saluant l’émergence d’une nouvelle « fierté nationale », promettant plus de fermeté sur l’immigration ainsi qu’une réforme fiscale « historique », tout en confirmant vouloir « remplacer » Obamacare le système de santé mis en place par son prédécesseur Barack Obama.

Les plus impatients d’en savoir plus sont sans conteste les députés et les sénateurs républicains. Car « c’est à eux qu’il appartient de débloquer les fonds. Sans eux, le président n’est pas libre de tous ses gestes et mouvements ».

Dans le cas de Donald Trump, l’impatience est d’autant plus grande que le milliardaire a multiplié les promesses sans grande cohérence depuis qu’il a déboulé sur la scène politique. Il promet ainsi un vaste plan d’infrastructures de 1 000 milliards de dollars (944,8 milliards d’euros)… mais jure qu’il sera l’homme de l’austérité. Il exige l’abolition de la réforme de la santé d’Obama… mais veut en conserver les éléments les plus populaires, et les plus coûteux. Il entend construire un mur à la frontière mexicaine… mais avec les pesos de son voisin aztèque.

D’une certaine façon, c’est en fait le soir du 28 février que commence la présidence Trump, après un mois aux allures de campagne consacrée à la signature de décrets à l’efficacité relative. Au cours de cet exercice solennel, le milliardaire du Queens doit formuler une vision cohérente. Et si la Maison-Blanche promet un discours centré sur « le renouveau de l’esprit américain », il s’agit d’abord de répondre à une question qui, bien que centrale, n’a jamais été abordée en profondeur pendant la campagne : comment ?

A.D

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