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Lamamra se réjouit de la position de la Belgique par rapport à 16 02 2017

Lamamra se réjouit de la position de la Belgique par rapport à l’adhésion du Maroc à l’UA

Lamamra se réjouit de la position de la Belgique par rapport à l’adhésion du Maroc à l’UA

BRUXELLES – Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, s’est réjoui, mercredi à Bruxelles, de la position de la Belgique par rapport à l’adhésion du Maroc à l’Union africaine (UA) qu’elle considère comme « un changement fondamental de circonstances ».

« Je me réjouis que mon collègue Didier (Reynders) ait bien perçu cette admission du Maroc à l’UA où il s’assoit avec la RASD et l’Algérie et tous les autres, (l’admission) constitue un changement fondamental de circonstances qu’il faut positiver et à partir duquel il faut ouvrir des perspectives », a-t-il déclaré à l’issue d’une rencontre avec le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères et européennes, Didier Reynders.

Le chef de la diplomatie algérienne a regretté, à l’occasion, l’approche de l’UE par rapport au Maghreb qui a été  « jusque-là un petit peu distante et articulée beaucoup plus sur la coopération bilatérale avec chacun des pays maghrébins plutôt qu’avec un ensemble maghrébin, homogène, stable, qui règle ses problèmes politiques et qui évolue résolument vers la complémentarité et l’intégration ».

Lamamra a considéré, de ce point de vue, la question du Sahara occidental « essentielle », exhortant l’Europe en tant que « géant économique » à être également « un géant politique » dans les relations internationales.

« En Algérie, nous avons toujours été pour un monde multipolaires à l’instar du Mouvement des pays non alignés, et nous considérons que l’Europe qui est un géant économique, doit absolument être également un géant politique dans les relations internationales », a-t-il plaidé.

Selon le ministre des Affaires étrangères, certains nombres d’analyses et de déclarations faites par des autorités qualifiées en Europe appellent à prendre les difficultés pour des opportunités pour aller de l’avant.

« Nous évoluons dans un monde compliqué en 2017. Il y a beaucoup de facteurs qui suggèrent que l’année 2017 sera une année difficile en relations internationales », a-t-il averti.

De son côté, le chef de la diplomatie belge a estimé que l’UE devrait jouer un rôle « plus actif » dans le Sahel et au Maghreb.

« Maintenant que le Maroc a réintégré l’UA, il y a peut-être des choses que nous pourrons faire », a-t-il suggéré, se félicitant de la participation de son homologue algérien à la Conférence internationale de haut niveau sur la médiation tenue mardi à Bruxelles.

« Nous avons bénéficié de la participation de plusieurs de mes collègues, en particulier de mon collègue algérien. L’intention est de travailler sur la poursuite de cette conférence et notamment sur la médiation en Afrique », a-t-il préconisé.

Le ministre belge a exprimé, à ce titre, son souhait de « pouvoir continuer à travailler » avec les responsables algériens dont « un certain nombre d’entre eux ont joué et jouent encore un rôle important dans les processus de médiation ».

Sur le front bilatéral, M. Reynders a affirmé que la coopération avec l’Algérie se poursuit dans la foulée de la visite en décembre du Premier ministre belge, Charles Michel à Alger, notamment sur le plan sécuritaire et dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation.

Sur le plan de la coopération économique, le chef de la diplomatie belge a assuré que son pays souhaite « continuer à progresser », annonçant la visite prochaine à Bruxelles du ministre algérien des Transports et Travaux publics Boudjemâa Talai avec lequel il compte « approfondir la coopération dans le domaine portuaire ».

 

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