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La France doit sans tarder reconnaître 17 01 2017

La France doit sans tarder reconnaître l’Etat de Palestine

La France doit sans tarder reconnaître l’Etat de Palestine

PARIS – La France doit « sans tarder » reconnaître l’Etat de Palestine dans ses frontières de 1967 avec al-Qods-Est comme capitale, a indiqué lundi l’Association France Palestine Solidarité (AFPS).

« La France doit cesser toute activité économique avec les colonies israéliennes. Elle doit, sans tarder, et comme elle s’y était engagée au lancement de cette initiative, reconnaître l’Etat de Palestine dans ses frontières de 1967 avec (al-Qods)-Est comme capitale », a réagi l’association française dans un communiqué remis à l’APS au lendemain de la conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, à l’issue de laquelle la communauté internationale a réaffirmé la solution à deux Etats dans la question palestinienne.

Pour l’AFPS, la conférence de Paris pour la paix au Proche-Orient a marqué l’adhésion de la communauté internationale à la résolution 2334 du Conseil de sécurité, mais la déclaration finale, qui n’a pas été signée par le Royaume-Uni, « est cependant loin des ambitions affichées par la diplomatie française il y a deux ans, se bornant à évoquer des mesures incitatives sans proposition de calendrier de négociation », relevant que la question de « comment amener Israël à négocier sur la base du droit international » n’y figure pas et demeure « sans réponse ».

« Il s’agit maintenant de tirer les conséquences du refus par Israël de tout cadre international pour la résolution de la question israélo-palestinienne, et de son intention constamment affichée de se mettre en-dehors du droit international et des résolutions de l’ONU », a soutenu l’association qui milite pour le droit inaliénable des Palestiniens à un Etat souverain.

Elle a estimé qu’il s’agit aussi de traduire « dans les faits » les références de la déclaration finale au droit international, ainsi que l’article 5 de la dernière résolution du Conseil de sécurité qui demande à tous les Etats de « faire une distinction, dans leurs échanges en la matière, entre le territoire de l’Etat d’Israël et les territoires occupés depuis 1967 ».

Au sujet de l’intention du président élu des Etats-Unis Donald Trump de transférer l’ambassade américaine à Al-Qods, que le ministre français des Affaires étrangères a qualifié de « provocation lourde de conséquences », l’AFPS a considéré que « c’est là une mise en garde nécessaire et importante alors que l’équipe Trump semble avoir officieusement confirmé cette ‘intention’ et que des représentants des colons les plus extrémistes sont invités à la cérémonie d’investiture du 20 janvier ».

« Mis à exécution, ce transfert violerait les résolutions du Conseil de sécurité sur la Palestine (dont les résolutions 478, 480 et 2334). Il s’agirait, pour l’Etat le plus puissant de la planète, d’une transgression majeure de la loi internationale et des obligations qui le lient », a-t-elle expliqué, appelant la France, comme ses partenaires, à « tout mettre en œuvre pour s’opposer à cette mesure dénoncée comme provocatrice et annonciatrice du pire et rejeter fermement les mesures d’intimidation de la future administration américaine ».

La communauté internationale, réunie dimanche à Paris dans le cadre de la conférence internationale sur la paix au Proche-Orient, organisée à l’initiative de la France, a réaffirmé son attachement à la solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien.

Dans une déclaration conjointe, rendue publique à l’issue des travaux de la conférence, à laquelle ni les Palestiniens ni les Israéliens n’étaient présents, les représentants de 70 Etats et organisations ont réaffirmé leur attachement à la solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien, avertissant qu’ils ne reconnaîtront pas les mesures « unilatérales » qui pourraient être prises par l’une ou l’autre partie du conflit.

La rencontre d’une journée, qui s’est tenue à quatre jours de l’investiture du président élu Donald Trump à la Maison-Blanche, a rassemblé 70 représentants de pays et d’organisations internationales, notamment les principaux acteurs internationaux concernés par le conflit, dont le Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie, que Nations unies), les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, des partenaires arabes, européens, les pays du G20 et autres acteurs intéressés par la paix.

 

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