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Ruralité : Valls et onze ministres à Laon pour en finir avec le sentiment de relégation

Le premier ministre annoncera ce vendredi matin, depuis la préfecture de l’Aisne, une panoplie de mesures destinées à remettre les territoires au cœur de l’action publique et à prendre pied dans un domaine que préempte le FN : le sentiment d’abandon.

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Ce n’est pas en avion que les ministres se rendront de Paris à Laon (Aisne). Mais dans un bus affrété spécialement pour eux, et sans Manuel Valls à son bord, le premier ministre devant se rendre tôt en compagnie de Najat Vallaud-Belkacem au collègue Lamartine de Soissons. «Je vais venir avec ma guitare», réagissait jeudi un des passagers du bus en s’amusant sur le «petit côté colonie de vacances» du déplacement.
Ce vendredi matin, pas moins d’un tiers du gouvernement – onze ministres et secrétaires d’État au total – sera présent aux côtés de Manuel Valls à la préfecture de l’Aisne pour participer au conseil interministériel baptisé «Nos ruralités, une chance pour la France». Najat Vallaud-Belkacem (Éducation), Marisol Touraine (Santé), Stéphane Le Foll (Agriculture), Sylvia Pinel (Logement), Fleur Pellerin (Culture et Communication) et Thierry Mandon (Réforme de l’État) entre autres seront du voyage. À quelques jours du premier tour des élections départementales qui s’annoncent très difficiles pour la gauche, le gouvernement souhaite montrer son attachement aux campagnes.
Accès aux services publics, accès au numérique, offre de soins…

À Matignon, on présente ce conseil interministériel comme «la poursuite et l’achèvement» des assises de la ruralité. Le gouvernement compte répondre aux «trois types de questions» qui se posent aux habitants de ces territoires dans leur «vie quotidienne»: l’accès aux services publics, l’accès au numérique, l’offre de soins. Une panoplie de mesures devraient être annoncées, certaines d’entre elles l’ayant déjà été précédemment. Parmi elles, la nécessité de couvrir ces 169 communes françaises qui ne bénéficient même pas de la 2G ou encore la montée en charge des maisons de services publics en utilisant les locaux des anciens bureaux de poste désormais sans activité dans bon nombre de communes. Selon Matignon, il n’est pas question d’opposer le développement économique et les questions de vie quotidienne dans ces territoires. «Si une entreprise veut s’installer, il faut que son personnel puisse avoir accès aux soins, utiliser tous les moyens de communication, avoir recours à la 3G, etc», illustre un conseiller.
En tenant ce conseil interministériel dans le département de l’Aisne que pourrait conquérir le FN lors des prochaines élections, l’objectif de l’exécutif est de prendre pied dans un domaine que préempte le parti d’extrême droite: le sentiment d’abandon et de relégation des habitants des territoires ruraux dont Marine Le Pen parle si souvent.
Matignon assure au contraire que le choix de l’Aisne ne répond pas à un quelconque objectif politique. «L’armature territoriale de l’Aisne est atypique et présente un certain nombre de difficultés pour l’action publique», plaide un conseiller en soulignant que le département comprend plus de huit cents communes pour une population totale de 500.000 habitants. «Il y a eu une forte perte démographique du fait de la désindustrialisation», poursuit ce conseiller.

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